Lundi 23 avril 2007

Il est des moments dans l'existence, où les choses semblent s'assembler  comme pour vous montrer que c'est vraiment l'instant de prendre un nouveau départ, de tourner vraiment la page...

La semaine dernière, j'ai pris 50 ans (oui oui je l'ai pas crié fort, mais bon...).

Cette même semaine dernière le principe du divorce a été acté, et ce dans la plus grande dignité puisque nous avons même pris le temps de déjeuner ensemble ensuite avec mon ex.

Cela vous paraitra peut-être plus accessoire, mais dans le même temps, je suis allé chez Ikea faire une petite razzia afin de vraiment réaménager mon intérieur à mon goût.

Et ce week-end, j'ai eu le contact de mon meilleur copain, que j'avais perdu de vue depuis environ 15 ans.

Voilà quatre petits faits, plus ou moins importants, mais qui assemblés sont révélateurs qu'une vie peut vraiment prendre un autre tournant.

Ajouté à cela que de plus en plus je me retrouve moi-même, vraiment moi-même, que je ne me sens plus le besoin (inconscient) de travestir la réalité ou masquer mes défauts.

On me prend comme je suis, et cela, c'est énorme, car je m'aperçois que cette fois, celles et ceux sur qui je peux compter, eux aussi sont vraiment authentiques, et eux aussi sont eux-mêmes...

En vol de nuit...

Envol d'avril...

par Jean-Michel publié dans : re-naissance
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Jeudi 12 avril 2007

Eh oui Océane, ce fut un merveilleux moment...

Car ma charmante fille m'avait fait la surprise d'être accompagné, non pas de l'une de ses multiples conquêtes passagères, mais par celui qui a toujours été - même si elle n'a que 20 ans - l'homme de sa vie. Et comme elle dit, "il te ressemble tellement" !  Enfin, voilà, cela fait maintenant 3 ans que je le connais, mais ces deux-là vivent quelque chose de tellement fort et passionné, que leur relation est faite de quelques soubresauts... Hier, cela faisait 3 jours qu'ils s'étaient "remis ensemble" comme on dit dans le langage "djeune"

Il n'en reste pas moins que celui-là, si elle pouvait me le conserver intact, je serais bien content.

Enfin bon, que c'est agréable de voir sa fille aussi bien dans sa peau, épanouie, un petit côté effrontée juste ce qu'il faut, agaçante parfois mais cela peut être si drôle...Et sachant aussi prodiguer de bonnes leçons de vie sentimentale et conjugale à son propre père, sans complaisance, en trouvant les phrases et les mots justes, mais avec tellement d'amour et de tendresse aussi...

Remarquez que dans le genre "faites ce que je dis, pas ce que je fais", elle est pas mal non plus... Aurait-elle de qui tenir ?... ;-)

Comme quoi, dans la vie, et dans la relation parent-enfant, le dialogue, le parler-vrai, l'écoute, la compréhension, le non-jugement, l'explication... ça paye forcément un jour ou l'autre !

par Jean-Michel publié dans : la p'tite femme de ma vie
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Mardi 10 avril 2007

"Tu fais quoi mercredi soir ?"

Voilà en gros le petit sms que j'ai reçu de ma fille hier soir... Et donc le papounet déjà tout fou en se disant qu'il n'avait rien de prévu le mercredi soir, et que cette question devait induire inévitablement une arrivée surprise de la fifille.

Bingo ! La p'tite femme de ma vie débarque demain soir au Mans, et me dit  "Tu auras le plaisir de me voir, et je serai accompagnée !"

Ben tiens...

Des gendres potentiels, j'en ai déjà vu défiler... Alors lequel ? Le "en cours", Le "précédent", Le "à venir", ou "L'homme de sa vie" qui passe à travers le temps ???

Quoiqu'il en soit : demain soir, je n'y suis pour personne. Closed, fermé, férié. JE RECOIS !

par Jean-Michel publié dans : la p'tite femme de ma vie
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Mardi 10 avril 2007

Drôle de semaine...

Où j'ai le sentiment qu'il s'est passé plein de choses... et où il me semble avoir tellement avancé.

Où j'ai le sentiment de m'être parfois retourné sur le passé pour mieux préparer le futur.

Une semaine de vacances commencée en fin de mois dernier par un week-end breton. Chose pas évidente car il s'agissait de renouer avec des lieux que j'avais connus et sillonnés avec ma....future-ex. Pour la première fois, j'allais découvrir la Bretagne par moi-même. Il s'agissait aussi de se dire que je réalisais enfin ce rêve que nous avions eu, avec ma Princesse, d'un petit week-end en amoureux... Mais ce rêve, je le réalisai seul, en partant tout de même, symboliquement le jour de son anniversaire.

J'ai quand même compris dans tout ça, que ce n'était pas un deuil qu'il fallait que je fasse... Faire un deuil c'est constater que quelqu'un ou quelque chose est mort, et qu'il faut se réhabituer à vivre en se passant de ce manque. Or ce quelque chose n'est pas mort : tout simplement il ne peut pas se vivre. Mais il faut tout de même continuer à vivre et continuer à aller vers le bonheur, et le chercher, chacun de notre côté, là où il doit se trouver... C'est aussi l'un des deux serments d'amour que nous nous sommes faits.

Alors comme ce n'était pas suffisant, et pour continuer à essayer de vaincre la douleur des souvenirs, je suis allé jeudi en Normandie, là où nous avons passé, ma Princesse et moi, certains de nos plus beaux et grands instants d'amour... Ce déplacement n'était pas prévu au démarrage...  ma petite Maud (voir billet plus ancien) se trouvait dans la détresse, et avait besoin de mon soutien. Et du coup, j'ai fait un "package" en revoyant quelques autres personnes très chères.

Je savais que j'aurais mal en repassant près de lieux qui furent si importants pour nous. J'eus quelques moments de peine, voire de douleur... Mais je savais qu'il fallait que je passe par là pour guérir...

Aujourd'hui, tout cela est encore fragile dans ma tête et dans mon coeur... Mais je m'aperçois que ce n'est plus le mal de toi que j'ai... Ce n'est plus le mal de notre amour...  En ce moment, c'est la façon dont se sont construits notre amitié puis notre amour qui me reviennent en tête, et me procurent des moments de nostalgie et d'émotion... Mais là aussi c'est un passage obligé pour aller vers autre chose...

J'avance, j'avance encore et encore... Plus vite que je ne le pensais... Avec beaucoup plus d'espérance encore dans la vie et dans l'avenir...

Il me faudra du temps, encore beaucoup de temps... Pour me reconstruire et renaître vraiment... Pour redevenir enfin moi-même... Mais je sais aussi que je ne suis pas seul...

Cette semaine encore, je crois avoir senti mon coeur capable de rebattre fort, mon âme et mon esprit capables de sentiments... Car je crois avoir encore besoin d'aimer et d'être aimé...

Cela est une autre histoire...  Sans doute en reparlerai-je bientôt...

par Jean-Michel publié dans : re-naissance
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Mercredi 4 avril 2007

 

Il y a peu, j'ai retrouvé une lettre écrite par mon père, un beau jour de février 1994...  Elle m'a fait souvent sourire par son style, mélange de sérieux, d'humour, de révolte, de causticité... Les mots d'un écorché vif qui gardait tout en lui...

Si vous avez la patience de lire jusqu'au bout, je suis sur que vous passerez un bon moment, et que vous aurez ainsi contribué à lui faire plaisir en partageant ses mots, lui qui certainement, aurait beaucoup aimé connaître Internet...

"Un jour, j’avais pensé me divertir et servir une bonne cause en traitant d’autre chose que des événements qui occupent les pages des medias et les écrans de télé à longueur d’année : la guerre, la bouffe, le sexe, surtout la fête et les vacances, et pas le chômage car il s’agit d’une chose trop sérieuse.

 

            Alors j’en suis revenu au domaine scolaire qui concerne à la fois public et privé et a trait à la langue française dont on parle tant quand il s’agit d’exception culturelle.

 

            Je suis donc revenu sur la réforme de l’orthographe lancée courant 1990 dont les modifications avaient été publiées au Journal Officiel fin 1990 et qui devaient entrer en vigueur à la rentrée 1991.

 

            Cette réforme n’ayant jamais été appliquée et étant restée lettre morte, on peut en reparler aujourd’hui, sans risque je crois de ne froisser personne.

 

            En fait, et si mes souvenirs sont exacts, il s’agissait de la suppression des accents circonflexes sur les i et sur les u, de la soudure des mots composés, de la rectification de leurs pluriels, de la correction de certaines anomalies, de nouvelles règles pour l’accent grave, le tréma, les verbes en « eler » et « eter », l’accord du participe passé, mais toujours avec un certain nombre d’exceptions.

 

            S’agissant de remplacer certaines règles par d’autres, avec toujours des exceptions, ce n’était pas à mon avis une réforme, mais l’introduction de nouvelles complications s’ajoutant à celles qui existent déjà.

 

            J’avais pensé que réforme allait avec simplification bien qu’on dise toujours que l’exception confirme la règle. Je m’étais donc trompé et dans ces conditions, pourquoi ne pas conserver ce qui existait de façon à ce qu’il n’y ait pas deux façons d’écrire, l’une pour les jeunes, l’autre pour les plus âgés, puisqu’il était aussi prévu que provisoirement on garderait les deux.

 

            Quand on voit les difficultés qu’ont eu nos anciens à s’habituer aux nouveaux francs qui ont maintenant plus de trente ans d’existence, on peut se demander si ce provisoire ne deviendrait pas définitif. On a d’ailleurs abandonné cette tentative de réforme qui malgré les textes officiels n’a jamais été mise en application.

 

 

            Alors, j’ai essayé à mon tour de concocter une réforme en cherchant s’il était possible en modifiant certaines règles de grammaire d’arriver à les rendre plus simples et non assorties d’exceptions.

 

            J’ai choisi le pluriel des noms avec une règle qui me paraissait inattaquable : tout nom au singulier prend un S au pluriel.

 

Exemples : une chaise, des chaises – une villa, des villas – un crayon, des crayons – un poulet, des poulets.

 

Alors plus d’exception pour les noms en « ou » : bijou, caillou, chou, genou , etc… un « S » au pluriel, comme trou, coucou, filou…

 

Plus d’exceptions pour les noms en « al » : cheval, canal, métal, un « S » au pluriel, comme bal, chacal, carnaval ou festival.

 

Même règle pour les noms en « ail » : émail, soupirail, vitrail, un « S » au pluriel comme bétail, détail, ou sérail.

 

Aucune exception pour les noms en « au – eau – eu – oeu » : berceau, tuyau, noyau, un « S » au pluriel comme landau ou sarrau.

 

Cheveu, jeu ou vœu, un « S » au pluriel comme bleu par exemple.

 

            Tout me semblait facile, trop facile même, et je commençais à sourire quand sont apparues les difficultés.

 

Certains noms ayant déjà un S au singulier, comment faire ?

 

Un tapis, des tapis – une souris, des souris… On laisse tels quels, ou on met deux « S » ?

 

Même problème avec les terminaisons en « X » ou « Z ».

 

Un prix, des prix – un gaz, des gaz : un « S » ou pas ?

 

Et plus fort encore, quand il y a deux S ou deux Z : un mess d’officiers, un orchestre de jazz.

 

Heureusement qu’il existe des noms qui ne s’emploient qu’au pluriel et qui ne posent pas de problèmes, comme : mœurs, décombres, ténèbres, funérailles, frais, alentours, confins, aguets, etc…

 

Mais il existe aussi ceux qui ont un ou des pluriels différents.

 

Un aïeul, des aïeux.

 

Mais encore : un ciel de lit, des ciels de lits – un ciel plein d’étoiles, des cieux plein d’étoiles – un œil de bœuf, des oeils de bœuf – un œil de poupée, des yeux de poupée.

 

            Il me restait à passer en revue, les noms propres, les noms latins, les noms étrangers et bien entendu les noms composés…

 

            Je n’en ai pas eu le courage. Alors j’ai conclu qu’il ne fallait rien changer si on ne voulait pas compliquer l’existence de tout le monde et sans vouloir me retrancher derrière l’exception culturelle supposée faire de la langue française la plus belle du monde, mais aussi l’une des plus difficiles, j’ai tiré un trait définitif avec la réforme de l’orthographe.

 

 

            Vous me direz : et le calcul ? N’y aurait-il pas de réformes à faire ? Je vous répondrai : dans ce domaine pas d’hésitations : 1994 moins 1919, ça fera toujours 75 dans tous les pays du monde.

 

 

            En écrivant ces quelques lignes sans prétention, je n’ai eu qu’un but, vous rappeler le bon vieux temps de l’école primaire et vous faire sourire quelquefois.

 

            Si j’ai réussi, alors mon but est atteint."

 

 

par Jean-Michel publié dans : souvenirs d'enfance
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